Moins de six mois avant l’annonce d’élections anticipées, la Rabbanit Adina Bar Shalom, fille du Rav Ovadia Yossef zts’l, a créé avec d’autres partenaires un nouveau parti intitulé ‘Ah’i Israéli’.

A présent, alors que de nombreuses formations politiques voient le jour en prévision du scrutin, fixé au 9 avril prochain, elle a confié ses impressions et ses projets au quotidien Maariv, indiquant notamment ‘qu’elle souhaitait devenir la prochaine ministre de l’Education du gouvernement d’Israël’.

Il faut dire qu’elle a acquis une certaine expérience dans ce domaine après avoir fondé et dirigé pendant des années le premier collège universitaire pour jeunes filles orthodoxes. Elle a reçu pour cela le Prix Israël et a fait partie des allumeurs des torches de Yom Haatsmaout en 2014.

La journaliste qui l’a interviewée lui a notamment demandé ‘si elle ressemblait à son père’. A cela, Adina Bar Shalom a répondu : « Souvent, lors des réunions que j’organise chez des particuliers en prévision des élections, des personnes qui n’ont jamais rencontré mon père mais le connaissaient de réputation me disent que je suis celle de ses enfants qui lui ressemble le plus ».

Elle a ajouté ‘qu’il s’agissait bien entendu d’un énorme compliment’ et a ensuite précisé ‘qu’elle s’efforçait aussi de lui être semblable à l’intérieur d’elle-même’.

Les questions ont porté également, comme on pouvait s’y attendre, sur le statut de la femme juive orthodoxe. A cela, Adina Bar Shalom a répondu qu’il changeait progressivement : « Ce sont les femmes qui provoquent le changement dans la société orthodoxe, et j’ai découvert depuis des années qu’il était plus facile de modifier la société orthodoxe par l’intermédiaire des femmes et c’est dans ce cadre que j’ai agi avec la bénédiction de mon père ».

Elle a encore souligné que ‘les femmes avaient percé une brèche non seulement dans le domaine de l’enseignement supérieur mais aussi dans le monde du travail’. Répétant son désir d’être ministre de l’Education, elle a indiqué qu’à son avis, ‘il restait beaucoup à faire dans cette branche et qu’il fallait proposer un programme d’éducation sur le plan national avec des critères précis de réussite concernant également les couches les plus défavorisées de la société israélienne’.

Claire Dana-Picard